vendredi 6 janvier 2012

Désolations - David Vann

Désolations de David Vann
Sur les rives d'un lac glaciaire au coeur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd'hui adultes. Mais après trente années d'une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l'accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l'assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l'obsession de son mari, elle le voit peu à peu s'enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, toute à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s'annonce un hiver précoce et violent qui rendra l'îlot encore plus inaccessible. Après Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010, le second roman de David Vann est une oeuvre magistrale sur l'amour et la solitude. Désolations confirme le talent infini de son auteur à explorer les faiblesses et les vérités de l'âme humaine.

Premier paragraphe :
MA MÈRE N’ÉTAIT PAS RÉELLE. Elle était un rêve ancien, un espoir. Elle était un lieu. Neigeux, comme ici, et froid. Une maison en bois sur une colline au-dessus d’une rivière. Une journée couverte, la vieille peinture blanche des bâtiments rendue étrangement brillante par la lumière emprisonnée, et je rentrais de l’école. J’avais dix ans, j’avançais seule, j’avançais à travers les amas de neige sale dans le jardin, j’avançais jusqu’à notre porche étroit. Je ne me souviens pas du cours exact de mes pensées en cet instant, je ne me rappelle pas qui j’étais ni ce que je ressentais. Tout cela a disparu, effacé. J’ai ouvert notre porte d’entrée et j’ai trouvé ma mère pendue aux chevrons. Je suis désolée, ai-je dit, puis j’ai reculé avant de refermer la porte. J’étais à nouveau dehors, sous le porche.

Note : 8/10

Mon avis :David Vann est un auteur que je vais suivre, car non seulement il écrit bien, mais en plus ces Histoires se déroulent en Alaska, et moi, j'adore l'Alaska.

Son premier livre, Sukkwan Island ma littéralement scotchée, je l'ai lu d'une traire, impossible de le poser, alors quand j'ai vu qu'il en avait sorti un deuxième je me suis jetée dessus et Desolation ne m'a pas déçu, c'est un huit clos comme je les aime ou tout peu arrivé, l'atmosphère y est lourde, pesante, bref un pur bonheur de lecture.

Rencontre avec David Vann à l'occasion de la publication de  "Désolation"




50 états, 50 billets , le challenge :Alaska.
L'histoire ce passe sur Caribou Island.



1 commentaire: